Comprendre le résultat
Passer d’une probabilité à une cote, et inversement
Une cote est une autre façon d’écrire une probabilité. Selon le pays ou le site, la même information se présente sous trois formes, et en lire une suffit pour retrouver les deux autres.
Cote décimale
Elle vaut 1 divisé par la probabilité. À 25 % (soit 0,25), la cote est de 1 ÷ 0,25 = 4,00. Une mise de 10 € rapporte alors 40 € au total en cas de succès, dont 30 € de gain net.
Cote fractionnelle
Écrite a/b, elle donne le gain net a pour une mise b. La cote 3/1 rapporte 3 € net pour 1 € misé, soit une cote décimale de 4,00. Le cas 1/1 se dit évens.
Cote américaine
Positive, elle donne le gain net pour une mise de 100, et +300 vaut 4,00. Négative, elle donne la mise à engager pour gagner 100, et −200 vaut 1,50, soit 66,67 %.
Des cotes aux probabilités
Pour une cote décimale, on prend l’inverse et p = 1 ÷ cote. Une fraction a/b donne une cote décimale de 1 + a/b. Une cote américaine positive c donne 1 + c ÷ 100, et une cote négative −c donne 1 + 100 ÷ c.
Beaucoup de probabilités n’ont pas d’écriture fractionnelle simple. L’outil donne alors une fraction proche, de dénominateur 100 au plus, et la signale par « environ ». Les cotes affichées sont arrondies, ce qui explique un léger écart si on les reconvertit.
La marge de l’opérateur
Quand un opérateur propose des cotes pour tous les résultats d’un événement, les probabilités implicites s’additionnent à plus de 100 %. Deux issues cotées 1,91 chacune donnent 2 ÷ 1,91 = 104,71 %, soit une marge de 4,71 %. Les cotes sont donc plus basses que celles d’un jeu équitable, qui serait de 2,00.
Cette marge est la raison pour laquelle l’espérance est négative pour le parieur. Le taux de retour théorique vaut 1 ÷ 1,0471, soit 95,5 %, et chaque euro misé est donc en moyenne rendu à hauteur de 0,955 €.
Utilisation en classe
Le passage d’un format à l’autre mobilise la proportionnalité et la fonction inverse. Il relie probabilité, fréquence et espérance, et permet de discuter pourquoi un jeu proposé avec une marge reste défavorable au joueur. L’outil sert à vérifier un calcul fait à la main, pas à décider de jouer.