Comprendre le métronome
Tempo, mesures et entraînement
Un métronome émet un clic à intervalles réguliers pour garder une pulsation stable. On s’en sert pour travailler un passage difficile, contrôler sa régularité ou fixer la vitesse d’un morceau avant de le jouer avec d’autres.
Le BPM
BPM signifie battements par minute. Pour obtenir la durée d’un battement en secondes, on divise 60 par le BPM, ce qui donne 1 s à 60 BPM et 0,5 s à 120 BPM.
Les mesures simples
En 2/4, 3/4, 4/4 ou 5/4, le chiffre du haut donne le nombre de temps par mesure et celui du bas la valeur qui sert d’unité, ici la noire. Le premier temps est accentué.
Les mesures composées
En 6/8, 9/8 ou 12/8, chaque temps se divise en trois croches. On compte alors des noires pointées, et seul le début de chaque groupe de trois est marqué.
Le 7/8 et les mesures asymétriques
Le 7/8 peut se regrouper en 2 + 2 + 3, en 2 + 3 + 2 ou en 3 + 2 + 2 selon la musique. Les trois regroupements comptent sept croches, seule la place des appuis change. Si votre morceau suit un autre groupement, utilisez le clic comme pulsation de croche et placez les appuis vous-même.
S’entraîner avec un métronome
Commencez à un tempo où le passage est joué sans erreur, même s’il paraît lent. Montez ensuite par paliers de quelques BPM, et ne passez au palier suivant qu’après plusieurs répétitions propres. Si des fautes reviennent, redescendez d’un palier.
Écoutez le clic plutôt que de le suivre des yeux. Quand le clic semble se confondre avec votre jeu, c’est en général que vous êtes bien en place. Des séances courtes et régulières donnent de meilleurs résultats qu’une longue séance isolée.
Les indications de tempo
Les termes italiens inscrits sur une partition donnent une vitesse approximative. Les fourchettes suivantes sont usuelles et varient selon les sources, les époques et les compositeurs. Largo vers 40 à 60 BPM, adagio vers 66 à 76, andante vers 76 à 108, moderato vers 108 à 120, allegro vers 120 à 156, vivace vers 156 à 176 et presto vers 168 à 200.
Un instrument ancien
Le métronome à balancier a été breveté par Johann Maelzel en 1815. Les partitions qui portent la mention MM suivie d’un nombre se réfèrent à ce Maelzel Metronome.